03.01.2008
meilleurs voeux
début d'année sur ce texte de Brel...
...... meilleurs voeux à qui passe..
....................................................................
"... Le seul fait de rêver est déjà très important.
Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir
et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer
et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil
et des rires d'enfants.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous."
Jacques Brel
11:25
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29.12.2007
simplement je t'aime
Je t’aime de cet amour qui réinvente l’amour.
Je t’aime pour cet amour qui oublie les clichés,
Dont se souviennent les draps cela jour après jour.
Je t’aime de cet amour que rien n’peut entacher.
Nous sommes de ces amours qui vont au bout du monde,
Qui flirtent au petit jour, s’étreignent le lendemain.
Une rencontre ancienne au milieu d’une ronde,
Depuis je t’appartiens suis l’or de tes matins.
Cette magie là personne ne peut entendre,
Elle est bien au-delà de savants sortilèges,
Violon et archet n’en finissent de se prendre,
Un début sans fin, un accord en arpège.
Régine
22:56
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23.12.2007
fin d'année
Noël approche à grand pas,
Le temps est venu de boucler une année,
d’un salutaire retour en nous, d’un bilan solitaire,
celui que l’on fait niché au creux d’un douillet fauteuil,
on regarde sa vie , comme on lit un roman.
C’est un après midi glacial, il fait chaud à l’intérieur,
les arbres givrés, décors féerique
de l’autre coté de la baie vitrée.
Le silence est propice à l’introspection,
le silence est ami, on le caresse, on l’aime,
comme on aime cet instant de solitude,
ça n’est qu’un instant, mais il est notre,
la réalité est autre, elle est la vie,
les enfants, un compagnon de vie.
On les aime les enfants, inconditionnel amour.
Qu’en est il de lui ?
Nos moindres mots, nos plus petits maux sont partages,
les siens nous font souffrir, on est bien quand il va bien,
et quand rien ne va, nous n’allons plus,
on fait toujours l’amour même après tant d’années,
on le fait encore et encore, peut être pas tous les jours,
mais tellement mieux qu’avant,
on s’est rapproché au fil du temps, complices de tout,
et tout,
c’est ce qui lie, au fil du temps, au fil des ans
et des pages tournées.
Le temps est venu de boucler cette année,
La nuit est tombée, j’écoute vivre la maison,
elle vit au rythme de l’amour,
émue je l’écoute respirer.
Il est venu le temps d’affronter peurs et erreurs,
de tourner les dernières page d’un livre qui doit se fermer,
enfin, en reprendre un autre, un livre aux pages blanches,
de saisir une plume neuve, et recommencer…
Régine
21:15
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15.12.2007
miroir de l'âme

Fleurs coupées dans le reflet d’un marbre noir,
ombre d'une femme doucement recueillie,
un souvenir éclair ses prunelles, traverse sa mémoire ;
Orchidées voluptueuses dans le reflet d’une psyché,
ombre d’une femme qui doucement avance,
hésitante, porte les mains à son visage, se mire.
Un petit garçon s’élance, tendrement,
elle s’approche pour l’embrasser.
Saule séculaire dans le reflet d’une eau tranquille,
ombre d’une femme qui se penche sur un lointain passé.
Et elle avance vers la psyché, l’enfant s’est endormi.
Chambre de femme, parfum suave.
A son reflet s’est heurtée.
Cette inconnue qui la regarde, miroir de l’âme meurtrie.
Au coin des yeux un rire, de la bouche un sourire marqué.
Belle aujourd’hui bien plus qu’hier dit le miroir à son reflet.
Régine
12:42
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08.12.2007
sieste agitée

Du temps qui coule, du jour levé, de la nuit tombée,
des volets fermés,
ils n’ont cure.
N’ont faim de rien, qu’elle de lui et lui d’elle.
soif seulement quand leurs bouches devenues
trop sèches se laissent.
Elle frissonne dans son rêve, gémi, se tourne.
Son visage au dessus d’elle,
sur un coude appuyé
il la caresse du regard, elle ne sent pas son poids,
juste,
sa mâle présence, sa force et son désir contre elle.
…………
Rég.
19:14
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06.12.2007
etrange nuit

Ses voiles la nuit dépose,
Illusion berce chimères,
Ferme le cœur des roses
Dans ses bras tentaculaires.
Les princes, tristes sires errent,
S’accrochent aux griffes des bois dormants.
Aux étoiles le fond des mers,
Ce soir s’éteint le firmament.
Il pleut dans mes textes, souvent.
Compagne de mélancolie,
Subtile musique, serment
Du temps fait à la terre, pluie.
Heures d’ombres interminables
S’étoffent, se drapent de songes,
Déjà les rêves s’attablent,
Quand désir lui s’allonge.
Régine
21:41
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04.12.2007
Pourtant
Un jour parmi tant d’autres,
Que du bonheur diront ils,
Que du bonheur,
Un jour parmi d’autres,
Se lève et tombe.
Un grand vent, la pluie battante sur les volets,
Enfin le silence
La tempête s’est éloignée,
Car les tempêtes s’en vont mourir.
Sur le chemin la lune joue de son reflet,
Se mire dans les flaques troublées,
Sans trahir rien,
Sans mot dire,
Rien qui ne vaille d’être dit,
Tout juste murmuré à l’oreille de la bise,
Un jour se lève et tombe,
Elle regarde tomber la nuit,
Une perle au coin de l’œil,
Des secondes au creux d’une main,
Combien de minutes dans une vie ?
Emmitouflé de tendresse,
Il remonte son col et repart vers l’Est,
C’est là que le soleil se lève.
?
Régine
(désolée Kelton j'ai piqué ton titre, mais
en écrivant j'ai pensé pourtant..)
20:12
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27.11.2007
à la vie, à l'amour

L’amour que l’on fait, celui qui nous prend,
Qu’on se prend dans la gueule qui oublie les serments,
Des instants envolés, cueillis par brassés,
Des moments au temps volés, s’envoler,
Fin duvet dans la brise accompagné de murmures,
De silences, de non dits, de soupirs sans futur.
L’amour que l’on fait, celui qu’on ne donne,
Celui qu’on s’offre nue, celui dont le glas sonne,
Des instants corrompus, dont le corps se repaît.
C’est l’amour que l’on fait, celui où l’on se donne,
Qu’on se prend dans la gueule quand l’âme s’abandonne.
regine
12:53
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26.11.2007
a suivre

Lointain souvenir vacille,
flamme d’une bougie,
Part, revient, faisceau d’un phare,
Impossible a saisir transperce le noir,
Pièces de puzzle dansantes,
Souvenir lointain comme l’horizon,
Inaccessible..
Regine
11:18
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au coeur de la nuit

Sur le bord de sa vie elle cherchait un sens à son string,
Rimmel sur les joues, rêves éparses ramassés à la hâte,
dernier regard, clin d’œil du miroir,
Regarde toi.
Regine
11:01
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18.11.2007
encore un automne

L’automne a perdu ses ocres sans pareils,
Ses cieux balayés des tourmentes d’ailleurs,
Les bois entrent en sommeil bras tendus,
Emergent humbles, dénudés, sereins,
L’hiver n’est pas loin,
Déjà le soleil pâlit,
Les flaques craquent,
La terre s’étale, vidée de ses fruits,
Brune, riche, prête au repos.
Les dernières pommes sont aux merles,
Le pic vert à l’envers du monde martèle.
Depuis toujours c’est ainsi,
Les jours succèdent aux nuits,
Le soleil à la pluie.
Régine
17:09
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petit poucet

Petit Poucet fatigué ce soir s’est arrêté
Dans son dédalle intérieur égaré
Sous ce ciel étoilé peu importe demain
Il aimerait qu’on lui prenne la main.
Petit Poucet affamé, de bonheur assoiffé
A fait son bivouac au bord d’un fossé
Sur son baluchon a posé sa tête
De son cœur n’a perdu une miette.
Petit Poucet rêveur n’écoute personne
Seule la voix en lui qui doucement résonne.
Voyage sans retour, regard en arrière
Derrière du passé les ombres et lumières,
Devant, l’horizon incertain d’une aube froide
Où s’éteignent les étoiles par myriades…….
Fantasme serait de croire qu’il existe un chemin
Une route tracée vers un quelconque demain.
C’est en marchant qu’on construit sa route
Même si d’avancer parfois nous coûte.
11:38
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17.11.2007
dernier soupir
Les passants passent, ne se soucient guère
Que du temps tombé du couvert des cieux,
Le vieux trépasse grand ouvert les yeux,
Voit défiler hier allongé à terre.
Yeux rivés au sol les passants passent,
A coté du banc les pigeons s’envolent,
L’heure du goûté dans la cours d’école,
A coté du banc pauvre vielle carcasse.
Elle a mis du temps à venir la fin,
Les passants passaient certains repassaient,
La pluie fut douce au visage défait,
De ce vieux bonhomme j’ai saisi la main.
13:06
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08.11.2007
Gibsy

Tu grattes, les flammes bercent tes rêves,
Se tordent, flamenco dans tes yeux noirs.
Te consumes, doucement tu crèves.
Gibsy tu es, Rom et jamais libre,
Aux Saintes sur la grève t’éloignes.
Pour toi jusqu’à l’aube danse la mer,
S’étale en robe d’écume à tes pieds,
Mais ton regard est pour d’autres terres,
Horizons sans barrières, steppes oubliées.
Regine
04:00
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03.09.2007
mes enfants
J’aimerais vous apprendre,
Mais donneur de leçons est il mon rôle ?
N’ai je moi-même encore tant à apprendre ?
Et autre chose à donner.
Mère pleine de doutes, mais de tant de grâces,
Celles de votre indulgence.
Je vous regarde ébahie.
Tu enfanteras dans la douleur,
Celle qui engendre les plus grands bonheurs
Sans doute,
Les plus grandes craintes,
Celles qui glacent le sang.
J’aimerais vous porter le sel,
Celui né des marées,
Asséché par les vents, le soleil brûlant,
Celui né de la tolérance,
De l’ouverture d’esprit,
Le sel de la vie.
J’aimerais vous offrir
Le courage,
Celui d’affronter,
Vos peurs, vos erreurs,
L’imparfait que vous êtes
Et que vous serez.
Vous êtes partie de moi,
Partir est ce but vers lequel vous tendez,
Peut être sans trop le savoir encore,
Ouvrir vos ailes, voler seuls un jour,
Sans bagages autre
Que ces mots :
Vos actes vous appartiennent,
Et jamais sans conséquences.
Ne craignez pas de me décevoir,
Point de barre haut placée pour vous,
Ne compte que votre bonheur.
Alors volez, car je vous aime.
12:29
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31.08.2007
il pleut
C’matin tu vois j’me suis assise sur le muret,
Celui d’la croix près de l’école, le vent soufflait,
J’ai r’gardé les enfant, en contrebas, c’est la récré.
J’ai r’gardé l’passé, c’était ma cours y a des années.
J’ai r’gardé l’présent, grillé une clope, le vent soufflait,
Il était là l’présent, sous mes yeux, d’la pluie se jouait.
L’eau ruisselait l’long du trottoir,
J’ai r’gardé l’futur sans rien voir,
Le r’gard trop embué, sans doute.
Plus tard, j’ai r’gardé l’facteur sur la route,
Lui ai souris, il a levé mes doutes, et dit merci,
D’un sourire, c’est l’présent aussi.
Puis j’me suis assise là, le temps de rien,
Le temps de tout, ce temps c’est l’mien.
J’ai voulu faire un poème, poétiqu’ment correcte,
Ma main m’a donné ça, j’la respecte.
Sur ma p’tite campagne le vent soufflait,
Ça sentait bon la terre mouillée, le vent sifflait.
Régine
21:07
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29.08.2007
vieux "jas"
Il pleut sur le « Jas », les pierres entrent en sommeil.
Il pleut sur le jardin aux couleurs mordorées,
et mangée de rouille la table de fer forgée.
S’endorment les roses en attente de l’éveil.
Un souffle de vent d’automne effeuille un livre,
Baudelaire et ses spleens sous les feuilles oublié,
au vieux chêne livré, jusqu’au prochain été,
sous d’autres cieux la vie son cours va poursuivre.
A bientôt, peut être. Toutes ces choses qu’on se dit,
tant d’autres qu’avouent regards et gestes ,
se lient, se mêlent, passionnément funestes.
Reviendrons les amants, là où règne l’oubli
21:11
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20.08.2007
pluie d'étoiles

Cette nuit nuages et étoiles au firmament
Alternent, ballet sur fond de ciel torturé,
Pudiques astres veillent sur de tendres serments,
Bouche à bouche soufflés, sagement sussurés.
Cette nuit, clair obscur, tableau de maître choisi,
Sous la céleste voûte, côte à côte deux ombres,
Immobiles, le regard vers l’horizon indécis,
Un murmure doucement s’élève des décombres.
Cette nuit vieux berger l’histoire vous conte,
Deux âmes semblables un jour séparées,
On les montre du doigt celui de la honte.
De son pas chacun va sans son cœur altérer,
Au détour d’un chemin, destin fait ses comptes,
Offre un peu de magie, poussière d’or envoyée.
Régine
12:33
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19.08.2007
Décédé

Toutes ces tombes et ce silence,
Marbrés de tant d’indifférence,
Les graviers crissent sous mes pas,
C’est donc cela vie et trépas.
Tout n’est que mort,
Les tilleuls ont plus de vie que ces ombres en pleurs,
Sur un sort qui n’est autre que leur,
Ils ne leurrent personne,
Engoncés dans leur noirceur,
Oripeaux du Dimanche,
Déjà ils comptent le blé, celui qu’ils n’ont pas eu,
Qu’ils pourraient avoir en arrachant les dents
A cette pauvre vieille,
Dernière compagne d’un vieillard décrépis,
Aujourd’hui ci gît.
Il est mort le père qui vous donna la vie,
Pourtant un don honnête.
Il est mort un Jeudi,
N’avait plus toute sa tête, il valait mieux ainsi,
Mais il a bien vécu même s’il a mal fini.
22:10
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18.08.2007
larmes

Larmes salvatrices, pluie de perles, l’âme tremble,
Après l’orage doucement s’égoutte la peine,
Le ciel se penche sur les cœurs qui s’épanchent.
Croix, sublime image de souffrance, don de soi,
Crois, cueille la vie à ses pieds, oublie l’ombre funeste,
Quelques épis de blé, tache rouge le coquelicot,
Nourriture terrestre,
Le grain sera ton pain,
Ton quotidien le faire croître,
Ne coupe point la fleur elle ne saura que mourir
Mais là, sous le bois dressé lui viendront des graines,
Une autre année fleurira.
Régine
16:46
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15.08.2007
amour en saison

L’automne pose ses teintes,
Se souvient de nos étreintes,
Couleur de bois, couleur de vie,
Et l’amour en saison revit,
Te souviens tu du bord de l’eau,
Pour seuls rideaux quelques rameaux,
Ta bouche abeille, gourmande butine,
Les plis nacrés d’une rose mutine.
Me reviennent des délices,
Un soupçon de sacrifice,
Où courbée sous un vieux chêne,
Mes rondeurs tu malmènes.
Bientôt hiver et puis printemps,
Un autre été, plaisir d’amants,
Longtemps en moi je te retiens,
Et l’amour en saison revient,
Jamais lassé, réinventé,
Subtile désir alimenté,
Telles des braises à attiser
A la douceur des alizés.
16:25
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Pause café
Le soleil se lève sur une dernière pause d’été,
Bientôt trop frais le matin pour mon banc retrouver,
Celui de pierre non loin du quai.
Personne n’y vient jamais.
Grondement des machines inlassable bruit de fond.
Faire le vide et de la fumée d’une cigarette des ronds
La chaleur d’un café dans la fraîcheur matinale,
Un regard au clocher immuable sentinelle. Journée banale.
Parfois un mot un rire échangé, un peu d’amitié.
Un vieux héros de la route son camion vient de charger.
Lui comme moi n’avons encore d’héroïque que la force de tenir
Cinq minutes à parler, de tout de rien sauf d’avenir et se sourire.
Combien de minutes de bonheur dans une vie ?
Peut être tiennent elles dans une heure ! Et puis,
Combien de pauses comme celles-ci. ?
Peut être tiennent elles dans une montre.
10:59
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le pas de porte
Le repos après le labeur,
C’est ici qu’on attend l’orage,
On y lit, y écrit, on y échange des mots,
Des nouvelles, tantôt bonnes,
Tantôt moins belles.
C’est aussi là qu’on se rencontre,
Ou se quitte,
Qu’on s’embrasse, qu’on s’enlace,
Qu’on s’attire ou se déchire.
C’est au premier beaux jours la porte ouverte
Sur des pensées qui s’envolent.
Dans la pénombre un point lumineux,
Dernière cigarette,
L’air devenu lourd s’est chargé de milles senteurs,
L’herbe coupée embaume,
La lavande s’entête,
Prend le pas sur le basilic en fleur.
Un pas de porte un soir d’été,
Bientôt l’automne,
Et puis l’hiver.
De là aussi les p’tits s’envolent,
Du pas de porte un beau matin,
De loin en loin toujours plus loin.
Pas d’ quoi faire des rimes,
Tout juste un texte,
La vie est ainsi faite,
Et le temps passe,
Le pas de porte perd son crépi,
C’est là qu’un jour sagesse venue
Hier déroulera son paillasson,
J’aurai goûté toutes les saisons.
Régine
00:22
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14.08.2007
pensée torturée
La plaine luit d’une lune pleine,
Pleine de grâce ombre glisse,
Femme de nuit erre âme en peine,
Dans tes rêves douce s’immisce.
Liane, voluptueuse te lie,
Sensuelle, velours te couche,
Ta reine, cruelle te plie,
Solitaire elle fuit, farouche.
Le cœur serré l’aube pointe,
Quitte la nuit à pas de loup,
Drapée d’aurore, joie feinte.
Ventre serré, cœur à genoux,
Le jour porte la complainte,
De leurs étreintes et moments doux.
14:12
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13.08.2007
nostalgie
Il pleut sur hier, seule encore ma peau se souvient
Il pleut sur hier, seule encore ma peau se souvient
D’un flirt avec le vent, juste de soleil vêtue.
Un solitaire nuage le crépuscule retient,
Le ciel enfin rougeoie, l’été n’est pas perdu.
Il pleut sur hier, le jardin se désaltère,
Les arbustes s’ébrouent en ce joli fouillis,
D’immenses touffes de lavandes et roses de naguère,
A peine la boite aux lettres émerge d’un taillis.
Le quotidien vient remplir la page blanche,
Hier s’est passé de mots non pas de ressentis,
Il fait nuit et l’oiseau a quitté la branche.
Il pleut sur hier, seul mon corps se souvient du nid,
Parfum de thym, ta bouche descend sur ma hanche,
Un chant de cigale, tant de choses qu’on ne dit.
21:23
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22.07.2007
dernière pensée

Une pensée douce ourlée d’un rien d’amer,
L’été est prometteur, rend la plume légère.
La vie est ainsi faite, multiples sont ses saveurs,
On voudrait ne porter ni rancœur ni douleur.
La vie est ainsi faite, multiples sont ses couleurs,
La nuit succède au jour, et rien jamais ne meurt.
C’est un livre que j’aime, je caresse ses pages,
Quelques unes sont cornées, j’en relis les passages.
Je m’en vais sereine retourner en moi,
Devenir ce corps délivré de tout poids.
Redorer de mon âme les contours,
Redonner à mon cœur la forme de l’amour.
17:03
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départ
Je suis revenue cette année encore,
Ephémère pause, j’aime les paupières clore,
Ecouter les cigales et les nouvelles du vent,
M’imprégner d’ici et prendre le temps

&

A l'heure du départ je vous pose quelques lignes,

10:30
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18.07.2007
drôle de petite chapelle
L’été a revêtu ses verts profonds, laissé en arrière fragilité tendre,
l’écrin brumeux gorgé d’orages de saison dessine une aube hésitante,
aquarelle grandeur nature, fondus de mauve et de bleu nuit.
Entre ombre et lumière un autre jour.
Des bosquets émerge sage cette minuscule chapelle, flanquée de vieux ifs,
peinte de frais, elle semble attendre, on ne sait quoi, on ne sait qui,
simplement peut être un regard à captiver.
On ne pouvait l’imaginer que là, à la croisée des chemins de terre,
en lisière d’une forêt sombre et dense, telle les voies du seigneur,
impénétrables.
Ici prend source une paix profonde, peut être celle du pèlerin,
apres une longue marche, enfin serein, un but atteint.
Ici prend source une paix profonde, le sentiment d’avoir
bouclé la boucle.
Les jachères de l’hiver ont fait place aux blés murs,
l’odeur acide de la terre se fait caresse familière, rassurante.
Le gibier a vu ses portées grandir, les nids sont désertés,
chaque chose a sa place, comme au commencement.
Le verbe n’est pas nécessaire, Il suffit de ressentir,
aucun mot ne saurait traduire tel bonheur.
Régine
21:16
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15.07.2007
un coup de blues
Qui sait entendre âme en peine,
Sinon âme qui peine,
Feu brûle et dévore en silence,
Laisse nu l’horizon, absence,
Dantesque vision d’enfer,
A douceur fait place l’amer.
Entends, le rire un jour s’est tari
Seule reste souvenance d’une enfant ravie,
Elle revient sous la plume parfois,
Le rire ravi d’un coup de froid.
La joie de vivre éteinte aussi,
Elle revient sous la plume,
L’amoureuse, sur fond de brume.
Les étoiles s’éteignent une à une,
La voie lactée a goût de brune,
Reine de nuit se lève,
Sur une scène qui s’achève.
Une étoile se meurt, il faudra du temps,
Pour que l’oublie le firmament.
Régine.
21:05
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14.07.2007
frivolités estivales
Elle s’offre au ciel, au soleil, à la brise.
Celui qui l’observe du fond du jardin la caresse du regard,
Veille sur son sommeil, ses rêves sont peut être les siens.
Un plaid bleu ciel au milieu des fleurs,
Une pelouse laissée sauvage.
Impudique en toute féminité, simple comme exister
Elle se donne, quelques perles de sueur sur le bord des lèvres,
Sa peau brune ombrée d’un discret frisson,
A peine on devine son rêve au mouvement des paupières,
On l’imagine osé à sa main nonchalamment posée sur son sexe nu.
Prêt d’elle,
Un vieux cahier fripé,
Son stylo mordillé,
Abandonnés en pleine rêverie.
Il veille, sentinelle anonyme, elle s’est assoupie,
Il s’est glissé prêt des rosiers, touffus buissons,
S’est saisi des dessous jetés éparses,
Les fait glisser sur sa joue,
Douce caresse du satin,
Effluves de femme et de cannelle,
Réprime un geste vers elle,
Se retire, tourne les pages du cahier emporté.
C’est a lui qu’elle rêve, c’est écrit en courbes déliées.
Régine
21:39
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