30/06/2007

pensée du jour, toujours penser

 

La vie m’a accordé du temps,

 si peu,

 pour quelques gribouillis,
un bout de réflexion, quelques mots incertains.
On peu tergiverser sur mille manières de vivre sa vie,
vivre sa mort, vivre tout cours aussi,
mais nul de sait de l’autre au fond ce qu’est sa vie.
Aucune route n’est jamais droite, rien n’est jamais facile,
on marche toujours seul vers n’importe quel demain,
personne n’peut endosser pour nous croix ou bannières.
Les souffrances, les douleurs, qu’elles appartiennent à l’âme
ou à la chair sont autant de bornes, d’ornières,
jalons sur le chemin.
Pour faire ce long voyage, tu es bien encombré,
le baluchon est lourd et beaucoup trop chargé.
Au fil des étapes, tu ne portes plus rien,
c’est la vie qui te porte, elle t’a apprivoisé,
peut être est ce toi, l’aurais tu accepté,
comme on accepte sa mort parce qu’elle est la vie,
comme cette vieille douleur qui se réveille parfois,
elle fait partie de toi.

Régine

 

 

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29/06/2007

Moi Femme

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26/06/2007

funambule

 

 

Restée là,

Seule,

Au bord de toi,

Gouffre,

Falaise abrupte,

Sans ailes et pourtant,

Flirt,

Funambule avec les courants,

Sans hâte, juste douleur,

Le temps est ami,

L’est-il ?

Faut- il lui donner forme ?

Mains nues le pétrir,

Lui donner consistance.

Au bord de l’abîme,

 

 

Faut-il,

Louve hurler

Jusqu'à ce qu’être entende,

Enfin être.

 

Régine

 

 

 

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25/06/2007

Nuit d'été

 

 

Lucifer  sourit  ce  soir  est sa  nuit,

Touffeur  propice  sous ce vieux  porche

Complice  muet de brûlants minuits,

Instants d’amants volés  à la  cloche.

 

Aux rauques soupirs se mêle la fontaine.

Ruelle déserte, deux ombres imbriquées,

Ce soir  tout y  est,   la  lune  pleine,

Le blues du  piano  bar, les dés  jetés.

 

Des amis de toujours un  soir d’été,

Lucifer sourit ce soir est sa  nuit.

Ils se font mal si longtemps désirée,

Etreinte mûrie  juteuse comme un fruit.

 

Lucifer lui, exulte, terres brûlées

Ils s’abreuvent tour à tour, dos au mur

Il est si tard, trop tard pour reculer,

Et à panser tant de vieilles blessures.

 

23:09 Écrit par r dans Amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

24/06/2007

23 juin 2006..matin parmi d'autres

 

 

 

Ce matin c’est de l’or, un fragile équilibre 

Posé sur l ’quotidien et l’passé : c’est l’instant libre, 

Libre d’y croire, d’être tout, d’être rien, 

Tous ces trucs un peu flous, ce matin m’appartient.

 « Grand Corps Malade » sur les oreilles, 

Écouter et voir..qu’ailleurs c’est pareil.

 

 

Les bouleaux sous la brise ici tremblent, 

Les trembles grands corps fragiles nous ressemblent.

Ce matin c’est de l’or  beaucoup plus que d’la tune, 

Tant de sable avalé et encore tell’ment de dunes.

Un café quelques ronds de fumée,

Douc’ment du sommeil s’extirper. 

Moi les oiseaux le ciel et ma terre

Pas d’quoi aujourd’hui être amère.

 

 

 Regine

 

 

 

 

 

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Branchée

……

 

Bienv’nu en Ringardie,

Ici  s’ conjugue aimer,

Pleurer, mourir,

Au  mode vivre mêm’ imparfait,

Pour autant qu’on puisse- l’conjuguer,

Tant qu’on pourra,

A  tous les temps

Parc’ que l’reste,

N’est qu’ du vent,

Bienv’nu dans mon pays,

Fait bon sur ma colline,

 Fait bon dans ma maison,

Franche lumière,

Même la nuit,

Et oui !

C’est clair obscur.

Des valeurs indémodables,

Une bonne femme indécrottable ?

Bienv’nu en Ringardie,

 

Sais tu qu’les ânes aiment les carottes,

Mais les carottes n’aiment pas les ânes.

 qu’ce pays là s’étend,

 un peu partout où on l’attend.

 

Fleurissent des endroits à palissades,

Pour que l’ringard dans son droit,

N’offense pas l’oeil

D’ceux qui vivent sans conjuguer.

 

Branché n’a qu’un temps,

La valse a trois temps,

Et l’amour le défie.

 

Dans vot’ pays y a plus qu’des

Sans..

Des sans papiers, des sans abris,

Des sans avis,

Des dons Quichottes sans moulins,

Des églises sans saints,

Des putains sans classe,

Des ministères sans abbés Pierre,

Des clowns sans nez qui font pas rire,

Des marguerites apétales

Des sans cœur, un peu, beaucoup,

Des anorgasmiques de grande beauté,

C’est pas de fleurs dont il s’agit,

Mais d’mal baisées,

De celles qui s’mirent dans une glace,

Des fois qu’un ch’veu s’rait déplacé.

y a l’même modèle au masculin,

Celui  qui se r’garde le nombril.

On pourrait aller beaucoup plus loin,

 Mais comme c’est triste vu d’ici,

Un grand brouillard env’loppe la terre.

 

 

"un sourire a celui qui un jour m'a traité de ringarde

à Jéjé si lire n'est pas trop épuisant"

Régine

 

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21/06/2007

Rose

 

 

Une rose noire, dégradés pourpres et carmins

Une rose fragile, une fleur de l’ombre, 

Ce matin choisie, cueillie par d’expertes mains 

Lisse, nimbée de rosée, menée du côté sombre. 

 

La nuit sera longue dénuée de pitié, 

Ses effluves capiteux inondent le jardin, 

Sera punie l’épine trop prompte à piquer, 

Doucement effeuillée sa robe de satin. 

 

Son nom est Reine, rose rebelle et soumise, 

Son parfum est amour et fruits défendus, 

Souffrance douceur, philtres savants la grise. 

 

Son roi est son maître à ses jeux corrompue, 

L’aurore l’embrase de milles feux irise 

Ses pétales gisants, si tendre corps rompu.

 

Régine

14:51 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

folie

 

 

 

Qui d’autre mieux qu’un fou pourrait peindre le monde,

Ses yeux voient l’invisible, pour d’autres regards flous.

Qui d’autre plus qu’un fou peut sans compter aimer,

Ou mieux encore haïr,

 

Qui d’autre mieux qu’un fou peut en comprendre un autre,

Essayer de l’entendre.

Qui d’autre mieux  qu’un fou,  lucide de sa démence

 Connaît le mot  souffrance.

 

Qui serait assez fou pour faire d’une camisole,

Un pinceau, un burin ou encore une plume,

Qui serait assez fou pour retourner et voir,

 Derrière cette étiquette collée à une vie,

 Inscrite du mot « folie ».

 

Ca ne sont pas là des vers, ni même poésie,

Mais une pensée amère que j’ai voulu poser,

Pour un monde dans l’ombre,

 Un monde du côté sombre,

Mais qui serait assez fou pour sur lui se pencher.

 

14:49 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/06/2007

évidence

Intense frisson,

Passion  distillée.

J’ai faim,

Viens te perdre, je suis déjà perdue,

Viens te perdre, perdu tu l'es déjà.

 

Laisse,

Errer ton souffle brûlant sur ma peau braise,

Consume moi.

 

Je t’aime

 

Peins, mon ciel des couleurs de l’amour,

Pourpre pour le coeur,

Carmin pour l’ébauche du désir,

Parsème ta toile de chaudes touches d’ocre,

Palette des terres du sud gorgées de soleil,

Généreuses et parfumées.

 

 

Je t’aime.

 

Prends tes pastels,

Dessine moi la douceur,

Celle de nos lèvres qui se frôlent,

De nos langues qui se cherchent en ballet rose et bleu.

 

Superbe toile,

Le clair obscur d’un couchant tout en promesses

 

Ferme les yeux,

Laisse mes doigts glaner tes frissons.

 

Paupières closes,

Aveugle te découvre,

Muette te goutte.

 

Je t’aime.

 

Une évidence.

 

Régine

 

 

 

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17/06/2007

nostalgie

 

 

                           

 

 

                                Nostalgie

 

 

  Il pleut sur hier, seule encore ma peau se souvient

        D’un flirt avec le vent, juste de soleil vêtue.

           Un solitaire nuage le crépuscule retient,

         Le ciel enfin rougeoie, l’été n’est pas perdu.

 

            Il pleut sur hier, le jardin se désaltère,

          Les arbustes s’ébrouent en ce joli fouillis,

   D’immenses touffes de lavandes et roses de naguère,

    A peine la boite aux lettres émerge d’un taillis.

 

,      Le quotidien vient remplir la page blanche,

     Hier s’est passé de mots non pas de ressentis,

       Il fait nuit et l’oiseau a quitté la branche.

 

 Il pleut sur hier, seul mon corps se souvient du nid,

Parfum de thym, ta bouche descend sur ma hanche,

  Un chant de cigale, tant de choses qu’on ne dit.

 

Régine

 

10:44 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/06/2007

Matinale

 

 

Le temps doucement s’étire

Dans la fraîcheur de la chambre,

Yeux mi clos, chatte se mire.

Son reflet docile se cambre.

 

Tellement si femme, imparfaite,

Osée, impudique, sensuelle.

Si elle, timide, secrète,

Ambiguë, douce et cruelle

 

Dans le tain il admire son jeu,

Elle le devine déjà tendu,

C’est ainsi, vite, qu’elle le veut,

Encore dans un rêve perdue.

 

Tellement si femme, fragile,

Et toujours ce besoin brûlant,

Poison que le ventre distille,

La mène au delà des serments.

 

Régine

 

 

 

 

 

 

08:13 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Matinale pensée

 

 

Ce Matin je m’invite au levé du soleil,

La table est déjà mise, de rosée parsemée,

Un rayon vient d’éclore en aiguille de réveil,

Mes pensées en balade ne sont pas même chaussées.

 

Pieds nus  se dispersent, cueillent messages alentour,

Au dessus du  bois,  soudain prennent leur envole,

S’évaporent doux nuages, messagers troubadour

Une autre aube se lève par delà mon épaule,

 

En lumière taquine, vient frôler tes paupières,

Debout ! Sors des bras de Morphée, cueille le jour,

Ce matin je m’invite, dans ta vie passagère,

 

Juste un ion positif, porteur d’un peu d’amour,

Une minuscule poussière, une plume légère,

Une bulle de savon, le papillon dans ta cours.

 

 

 Regine

 

 

 

08:09 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/06/2007

orage de printemps

 

L’orage déjà s’éloigne,

Dans son sillage,

Une tiède odeur de pluie,

Un doux parfum de terre,

Chargés de souvenirs,

Ceux des jeux d’enfants,

Le p’tit ruisseau,

Les bateaux de papier,

La tarte du goûté,

Les genoux écorchés.

L’orage encore revient,

L’air vibre,

Le soleil darde,

Hier n’existe plus,

Le tonnerre gronde au loin,

Les lavandes s’ébrouent,

La fraîcheur tarde trop,

La moiteur nous étreint,

La foudre a frappé fort.

 

Régine

 

22:42 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

insomnie

 

La nuit fut longue, les fantômes s’endorment et le jour se lève,

Les ombres font places aux lueurs de l’aube, encore une trêve,

 

Les rêves s’effilochent, petits nuages roses dans le matin clair,

Un restant d’orage accroché aux branches vibre encore dans l’air.

 

La nuit fut longue, presqu’une attente, rien au bout,

Rien qui n’éclaire le sanctuaire de ma mémoire, moi debout,

 

Et je brûle.  

 

Régine

22:11 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Cérébrale poète

 

 

Empêtré dans ses mots, 

            Un peu comme un enfant, 

                Dans ses lacets défaits.. 

                         Ils sont bien plus qu'un

                                                    geste,

                   Ils sont la joue qu'on caresse,

             La main qu'on étreint, 

      Le coeur qu'on blesse, 

L'amour qui se donne.

  

Regarde moi..

                       J'ai un lacet défait,  

               Les cheveux en bataille,

          Et ce regard d'enfant,

   Ne me fais pas de mal.

 

Régine

19:51 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

solitaire poète

 

 

 

Savoir les mots,

Oser ceux, déchirant,

Sombres, les mots de nuit,

Douloureux comme mon âme un soir de grand vent,

Les mots confondus, mêlés,

Sur nos lèvres soudées,

Des mots tendres et tristes,

Comme l’amour voilé d’un linceul d’exigences,

Des mots brûlant comme mon ventre,

Quand ta bouche effleure mes pétales meurtris.

J’aimerais tant,

Le temps d’un vol,

Etre,

Cet aigle au dessus des plaines Kasaques,

Troublées par le seul galop des chevaux,

Au loin fugitif mirage,

La vallée des larmes.

 

Régine H

 

16:49 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |