14/07/2007

frivolités estivales

Elle s’offre au ciel, au soleil, à la brise.

Celui qui l’observe du fond du jardin la caresse du regard,

Veille sur son sommeil, ses rêves sont peut être les siens.

Un plaid bleu ciel au milieu des fleurs,

Une pelouse laissée sauvage.

Impudique en toute féminité, simple comme exister

Elle se donne, quelques perles de sueur sur le bord des lèvres,

Sa peau brune ombrée d’un discret frisson,

 A peine on devine son rêve au mouvement des paupières,

 On l’imagine osé à sa main nonchalamment posée sur son sexe nu.

Prêt d’elle,

Un vieux cahier fripé,

Son stylo mordillé,

Abandonnés en pleine rêverie.

Il veille,  sentinelle anonyme, elle s’est assoupie,

Il s’est glissé prêt des rosiers, touffus buissons,

S’est saisi des dessous jetés éparses,

Les fait glisser sur sa joue,

Douce caresse du satin,

Effluves de femme et de cannelle,

Réprime un geste vers elle,

Se retire, tourne les pages du cahier emporté.

C’est a lui qu’elle rêve, c’est écrit en courbes déliées.

 

Régine

21:39 Écrit par r dans Amour | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

J'aime les images offertes, elles enchantent mon âme

Écrit par : D. | 15/07/2007

Bonjour Régine Un magnifique cahier ouvert sur un poème de toute beauté, un rien sensuel !
Je te souhaite un bon dimanche et une envolée de bisous.
http://photo-pele-mele.skynetblogs.be

Écrit par : Papillon6168 | 15/07/2007

très doux, très pur... Comme toujours une saveur des mots exquises,
je te goute et te re-déguste à chaque fois avec
un plaisir qui ne se tarit pas...

Merci Régine à très Bientôt

http://sylvainlambert77.over-blog.com

Écrit par : sylvainlambert77 | 15/07/2007

les pleins et les déliés de l'amour féminin, ignorés de beaucoup de mâles trop compacts.
Ce texte est superbe, et c'est en toute sincérité que je vous en félicite.

Écrit par : Edouard | 15/07/2007

texte superbement parlant!
cordialement!

Écrit par : mimi | 15/07/2007

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