22/07/2007

dernière pensée

    (pablo)                    pablo3

 

 

Une pensée douce ourlée d’un rien d’amer,

L’été est prometteur, rend la plume légère.

La vie est ainsi faite, multiples sont ses saveurs,

On voudrait ne porter ni rancœur ni douleur.

La vie est ainsi faite, multiples sont ses couleurs,

La nuit succède au jour, et rien jamais ne meurt.

C’est un livre que j’aime, je caresse ses pages,

Quelques unes sont cornées, j’en relis les passages.

Je m’en  vais sereine retourner en moi,

Devenir ce corps délivré de tout poids.

Redorer de mon âme les contours,

Redonner à mon cœur la forme de l’amour.

 

 

Régine

 

 

 

17:03 Écrit par r dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

 départ

 

Je suis revenue cette année encore,

Ephémère pause, j’aime les paupières clore,

Ecouter les cigales et les nouvelles du vent, 

 M’imprégner d’ici et prendre le temps

 

Ingrid-alllitsep_p

 

&

 

 
goudargues
 
 

 A l'heure du départ je vous pose quelques  lignes,

le temps de prendre du repos est venu,
de partir, petit Poucet rêveur avec son
baluchon,
 retrouver de ce Sud le parfum des  lavandes,
 le thym, la sariette, au   pays  des  biquettes.
 
                                            20061008225330-48

                                              Le temps a fait défaut
                                  pour venir vous vous lire, je reviendrai
                                                        bientôt.
                                          
 

10:30 Écrit par r dans Amour | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/07/2007

drôle de petite chapelle

 

 

L’été a revêtu ses verts profonds, laissé en arrière fragilité tendre,

l’écrin brumeux gorgé d’orages de  saison dessine une aube hésitante,

aquarelle grandeur nature, fondus de mauve et de bleu nuit.

Entre ombre et lumière un autre jour.

Des bosquets émerge sage cette minuscule chapelle, flanquée de vieux ifs,

peinte de frais, elle semble attendre, on ne sait quoi,  on ne sait qui,

simplement peut être un regard à captiver.

On ne pouvait l’imaginer que là, à la croisée des chemins de terre,

en lisière d’une forêt sombre et dense, telle les voies du seigneur,

impénétrables.

Ici prend source une paix profonde, peut être celle du pèlerin,

apres une longue marche, enfin serein, un but atteint.

Ici prend source une paix profonde, le sentiment d’avoir

bouclé la boucle.

Les jachères de l’hiver ont fait place aux blés murs,

l’odeur acide de la terre se fait caresse familière, rassurante.

Le gibier a vu ses portées grandir, les nids sont désertés,

chaque chose a sa place, comme au commencement.

Le verbe n’est pas nécessaire, Il suffit de ressentir,

aucun mot ne saurait traduire tel bonheur.

 

 

Régine

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15/07/2007

un coup de blues

 

Qui sait entendre âme en peine,

Sinon âme qui peine,

Feu  brûle et dévore en silence,

Laisse nu l’horizon, absence,

Dantesque vision d’enfer,

A douceur fait place l’amer.

Entends, le rire un jour s’est tari

Seule reste souvenance d’une enfant ravie,

Elle revient sous la plume parfois,

Le rire ravi d’un coup de froid.

La joie de vivre éteinte aussi,

Elle revient sous la plume,

L’amoureuse, sur fond de brume.

Les étoiles s’éteignent une à une,

La voie lactée a goût de brune,

Reine de nuit se lève,

Sur une scène qui s’achève.

Une étoile se meurt, il faudra du temps,

Pour que l’oublie le firmament.

 

Régine.

 

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14/07/2007

frivolités estivales

Elle s’offre au ciel, au soleil, à la brise.

Celui qui l’observe du fond du jardin la caresse du regard,

Veille sur son sommeil, ses rêves sont peut être les siens.

Un plaid bleu ciel au milieu des fleurs,

Une pelouse laissée sauvage.

Impudique en toute féminité, simple comme exister

Elle se donne, quelques perles de sueur sur le bord des lèvres,

Sa peau brune ombrée d’un discret frisson,

 A peine on devine son rêve au mouvement des paupières,

 On l’imagine osé à sa main nonchalamment posée sur son sexe nu.

Prêt d’elle,

Un vieux cahier fripé,

Son stylo mordillé,

Abandonnés en pleine rêverie.

Il veille,  sentinelle anonyme, elle s’est assoupie,

Il s’est glissé prêt des rosiers, touffus buissons,

S’est saisi des dessous jetés éparses,

Les fait glisser sur sa joue,

Douce caresse du satin,

Effluves de femme et de cannelle,

Réprime un geste vers elle,

Se retire, tourne les pages du cahier emporté.

C’est a lui qu’elle rêve, c’est écrit en courbes déliées.

 

Régine

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13/07/2007

le coeur au bord des yeux

je vous souahaite a tous un bon

week end,

j'ignorais qu'il y avait autant de passage,

merci a ceux qui lisent,

merci a ceux qui aiment,

il y a ici beaucoup de moi..

 

voici pour les passagers embarqués dans mes mots,

 

"... Le seul fait de rêver est déjà très important.
Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir
et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer
et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil
et des rires d'enfants.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous."

Jacques Brel

 

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confiteor

 

 

Voici venu le temps où le temps prend un goût,

Le goût de l’attente, le parfum des prisons,

Des prisons de pierres, des murs de donjon,

Des donjons, griffés de patience à rendre saoul,

Saoul, ivre de folie, celle du verre d’absinthe,

De l’absinthe d’un beau vert, de la cuillère qui tinte

Tinte la cuillère, le sucre est dissout,

Dissous nos corps à l’ombre de la lumière,

Lumière se fait sur l’amour adultère,

Adultère est la femme là où l’homme est absout,

Absous les péchés, poignardé l’amour,

Amour,  tant de fois désolé au pied du mur,

Mur des lamentations dont personne n’a cure,

Curée, à la curée le monde accourt.

 

Régine

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les amoureux

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12/07/2007

désir de femme

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09/07/2007

courbes de vie

L’histoire d’une vie en arabesques sur un cahier,

Parcours de femme tracé au gré des vents divers.

Elle a ouvert sa fenêtre au froid de l’hiver,

Les yeux mis clos elle inspire puis froisse un papier.

 

Une fin écrite sans la connaître tout en espoir.

Rien qu’elle oublie, et les années s’égrènent,

Doucement toujours ce sourire qu’elle étrenne.

Courbes arabesques d’un vieux cahier fait de mémoire.

 

Au loin les chiens aboient, personne ne les écoutes.

Une douce flambée, paix intérieure éloigne le doute.

Superflus jetés, doucement elle referme hier. 

 

Et la pensée guide la main, verbe fait chair.

Pour un cœur sans saisons juste vie et trépas

Courbes arabesques du destin de tes bras.

 

Régine

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05/07/2007

pas a pas

Je marche sur les rails, vieille voie désaffectée,   

Les ronces enlacent, griffent mes pieds.

Les mots écorchent mes lèvres

Alors  je  les écrits  avec fièvre.

Vous êtes partie de moi je vous aime, je le sais

Les mots écorchent mes rêves, je me tais.

Vous êtes le commencement, le verbe fait chair,

S’envolent les rêves aux ailes de chimères.

Je marche sur la grève la voie s’est arrêtée,

Les vagues sont caresses l’horizon éclairé,

Ce soir repeint par quelque peintre fou,

Nouvelle lumière sur un avenir flou.

A l’autre bout de la mer je marche sur un pont,

Je vous aime, prise d’un vertige sans nom.

Je vous hais de faire battre mon cœur,

D’y faire exister d’anciennes peurs.

Je marche dans la rue, silhouette dans la foule perdue,

Seule, libre d’y croire j’aime cette grande avenue

Où demain est dérisoire et hier déjà figé,

Je marche dans ma vie et tout peut arriver.

 

Régine

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03/07/2007

carpe diem

Cueille la vie, trouve le goût sous la dent des blés murs,

Celui des prunelles sur la langue, âpres et sures,

Le plaisir des joues barbouillées par la grappe croquée,

Sent la forêt, ressent là, elle te parle de la fin d’un été.

 

Témoins de saisons passées ses plaies se sont fermées,

Un peu Phoenix, de ses cendres ressuscité.

Et tu cueille, goûte, caresse la vie, passagère du temps,

Ni serments ni promesses, un air de blues accroché au vent.

 

Un vieux rêve dans la poche de ton jeans troué,

Immensités perdues, hivers sans trêve, lacs gelés,

De froides lunes, lumière sur un manteau de solitude,

Puis, de tendres printemps à couvrir de gratitude.

 

Un monde ailleurs, seules y sont dures les saisons,

Sans d’être d’éternelles raisons.

Cueille la vie cœur d’hirondelle,

Passagère du vent, porte l’avenir dessous ton aile

 

Régine

(Garde le gout de vivre, chaque instant est magique..)

 

22:52 Écrit par r dans Amour | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

dolce vita

La vie, cette impasse ou l’on nous a fourvoyé,

Château de cartes fragile qui ne tient qu’à un fil

Encore et toujours par les courants balayé.

La vie, tristesses, joies, déceptions qui s’empilent.

 

La vie, additions, soustractions et tableau noir,

Ecole sans maître autre que ce Moi, inconnu,

Théorèmes sans cesse réinventés, seuls devoirs,

L’être ou ne pas être,  peut être irrésolu.

 

La vie savant cocktail, pétillant, enivrant,

Doux amer, au léger parfum d’îles lointaines.

A la saveur de baisers profonds et grisants.

 

La vie, dont ni début ni fin  nous appartiennent,

Nous petits voiliers au milieu de l’océan,

Eole, les cieux et la grande ours seuls capitaines

 

 Régine

22:44 Écrit par r dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/07/2007

Ma main sur une rêve

 

 

Une sensation de pied perdre, ou de perdre pied,

C’est selon, comme vous ressentez, a vous d’apprécier.

Tout semble se dissoudre, ou un peu comme sur un lac gelé,

La glace se fissure, rien à quoi s’accrocher,

Le salut serait dans la fuite, qui somme toute est inutile,

Au fond vous savez qu’il est trop tard, lutter futile,

Mais toujours cet instinct qui veut cous sauver,

Il pense survie, alors que déjà défile le passé

Sous vos yeux ébahis. Pour se perdre toute une vie,

Quelques minutes seulement pour plonger vers l’oubli.

Si vous entrez dans ce texte, faites le sans bruit,

Vous êtes chez moi, un peu en moi et il fait nuit,

Je n’suis pas là, la porte est ouverte vous entrez,

Le canapé est accueillant, un livre a votre portée,

Et puis vous commencez à perdre a pied,

Comme au début du texte la glace s’est fissurée,

Les contours s’estompent, votre main j’ai saisi,

J’ai un peu tardé, vous vous êtes assoupis,

Les contours changent, la main est amie,

Le printemps est sur le lac, un rêve d’Italie,

Les oiseaux lyre, une barque et des fleurs,

vous souriez, vous souvenez du bonheur,

Lago Maggiore un soir d’été,

Et vos peurs oubliées.

Régine

11:16 Écrit par r dans poésie amour | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |