15/08/2007

le pas de porte

Le repos après le labeur,

C’est ici qu’on attend l’orage,

On y  lit, y écrit, on y échange des mots,

Des nouvelles, tantôt bonnes,

Tantôt moins belles.

C’est aussi là qu’on se rencontre,

 Ou se quitte,

Qu’on s’embrasse, qu’on s’enlace,

Qu’on s’attire ou se déchire.

C’est au premier beaux jours la porte ouverte

Sur des pensées qui s’envolent.

 

Dans la pénombre un point lumineux,

Dernière cigarette,

L’air devenu lourd s’est chargé de milles senteurs,

L’herbe coupée embaume,

La lavande s’entête,

Prend le pas sur le basilic en fleur.

Un pas de porte un soir d’été,

Bientôt l’automne,

Et puis l’hiver.

 

De là aussi les p’tits s’envolent,

Du pas de porte un beau matin,

De loin en loin toujours plus loin.

Pas d’ quoi faire des rimes,

Tout juste un texte,

La vie est ainsi faite,

Et le temps passe,

Le pas de porte perd son crépi,

C’est là qu’un jour sagesse venue

Hier déroulera son paillasson,

J’aurai goûté toutes les saisons.

 

Régine

 

 

00:22 Écrit par r dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

un petit coucou en passant T'e un vrai poète
Bien amicalement
Georges

Écrit par : GeoWi (Le Photoneur) | 15/08/2007

Soupir Tu as l'air de vivre en un lieu bien sympathique.

Écrit par : TocirbA | 15/08/2007

Les commentaires sont fermés.