31/08/2007

il pleut

C’matin tu vois j’me suis assise sur le muret,
Celui d’la croix près de l’école, le vent soufflait,
J’ai r’gardé les enfant, en contrebas, c’est la récré.

J’ai r’gardé l’passé, c’était ma cours y a des années.
J’ai r’gardé l’présent, grillé une clope, le vent soufflait,
Il était là l’présent, sous mes yeux, d’la pluie se jouait.
L’eau ruisselait l’long du trottoir,
J’ai r’gardé l’futur sans rien voir,
Le r’gard trop embué, sans doute.
Plus tard, j’ai r’gardé l’facteur sur la route,
Lui ai souris, il a levé mes doutes, et dit merci,
D’un sourire, c’est l’présent aussi.
Puis j’me suis assise là, le temps de rien,
Le temps de tout, ce temps c’est l’mien.
J’ai voulu faire un poème, poétiqu’ment correcte,
Ma main m’a donné ça, j’la respecte.
Sur ma p’tite campagne le vent soufflait,
Ça sentait bon la terre mouillée, le vent sifflait.

Régine

21:07 Écrit par r dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Très jolis mots sur larmes de pluie
Bonne semaine à toi

Écrit par : nanny | 02/09/2007

Comme je l'ai déjà dit, pas besoin de fioritures pour faire de la poésie tu sais...

Les mots compliqués, alambiqués, certes, cela peut être joli, mais si ce n'est pas dit avec le coeur, cela ne vaut rien...

J'aime ce texte, vois-tu, tu es poète, n'en doute pas...

Lis René Char et tu verras avec des mots simples, un de nos plus grands poètes...

Le petit poème de la campagne sent bon.

Merci pour cette émotion

Écrit par : Malvina | 09/11/2007

Les commentaires sont fermés.