21/06/2007

Rose

 

 

Une rose noire, dégradés pourpres et carmins

Une rose fragile, une fleur de l’ombre, 

Ce matin choisie, cueillie par d’expertes mains 

Lisse, nimbée de rosée, menée du côté sombre. 

 

La nuit sera longue dénuée de pitié, 

Ses effluves capiteux inondent le jardin, 

Sera punie l’épine trop prompte à piquer, 

Doucement effeuillée sa robe de satin. 

 

Son nom est Reine, rose rebelle et soumise, 

Son parfum est amour et fruits défendus, 

Souffrance douceur, philtres savants la grise. 

 

Son roi est son maître à ses jeux corrompue, 

L’aurore l’embrase de milles feux irise 

Ses pétales gisants, si tendre corps rompu.

 

Régine

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folie

 

 

 

Qui d’autre mieux qu’un fou pourrait peindre le monde,

Ses yeux voient l’invisible, pour d’autres regards flous.

Qui d’autre plus qu’un fou peut sans compter aimer,

Ou mieux encore haïr,

 

Qui d’autre mieux qu’un fou peut en comprendre un autre,

Essayer de l’entendre.

Qui d’autre mieux  qu’un fou,  lucide de sa démence

 Connaît le mot  souffrance.

 

Qui serait assez fou pour faire d’une camisole,

Un pinceau, un burin ou encore une plume,

Qui serait assez fou pour retourner et voir,

 Derrière cette étiquette collée à une vie,

 Inscrite du mot « folie ».

 

Ca ne sont pas là des vers, ni même poésie,

Mais une pensée amère que j’ai voulu poser,

Pour un monde dans l’ombre,

 Un monde du côté sombre,

Mais qui serait assez fou pour sur lui se pencher.

 

14:49 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/06/2007

évidence

Intense frisson,

Passion  distillée.

J’ai faim,

Viens te perdre, je suis déjà perdue,

Viens te perdre, perdu tu l'es déjà.

 

Laisse,

Errer ton souffle brûlant sur ma peau braise,

Consume moi.

 

Je t’aime

 

Peins, mon ciel des couleurs de l’amour,

Pourpre pour le coeur,

Carmin pour l’ébauche du désir,

Parsème ta toile de chaudes touches d’ocre,

Palette des terres du sud gorgées de soleil,

Généreuses et parfumées.

 

 

Je t’aime.

 

Prends tes pastels,

Dessine moi la douceur,

Celle de nos lèvres qui se frôlent,

De nos langues qui se cherchent en ballet rose et bleu.

 

Superbe toile,

Le clair obscur d’un couchant tout en promesses

 

Ferme les yeux,

Laisse mes doigts glaner tes frissons.

 

Paupières closes,

Aveugle te découvre,

Muette te goutte.

 

Je t’aime.

 

Une évidence.

 

Régine

 

 

 

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17/06/2007

nostalgie

 

 

                           

 

 

                                Nostalgie

 

 

  Il pleut sur hier, seule encore ma peau se souvient

        D’un flirt avec le vent, juste de soleil vêtue.

           Un solitaire nuage le crépuscule retient,

         Le ciel enfin rougeoie, l’été n’est pas perdu.

 

            Il pleut sur hier, le jardin se désaltère,

          Les arbustes s’ébrouent en ce joli fouillis,

   D’immenses touffes de lavandes et roses de naguère,

    A peine la boite aux lettres émerge d’un taillis.

 

,      Le quotidien vient remplir la page blanche,

     Hier s’est passé de mots non pas de ressentis,

       Il fait nuit et l’oiseau a quitté la branche.

 

 Il pleut sur hier, seul mon corps se souvient du nid,

Parfum de thym, ta bouche descend sur ma hanche,

  Un chant de cigale, tant de choses qu’on ne dit.

 

Régine

 

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16/06/2007

Matinale

 

 

Le temps doucement s’étire

Dans la fraîcheur de la chambre,

Yeux mi clos, chatte se mire.

Son reflet docile se cambre.

 

Tellement si femme, imparfaite,

Osée, impudique, sensuelle.

Si elle, timide, secrète,

Ambiguë, douce et cruelle

 

Dans le tain il admire son jeu,

Elle le devine déjà tendu,

C’est ainsi, vite, qu’elle le veut,

Encore dans un rêve perdue.

 

Tellement si femme, fragile,

Et toujours ce besoin brûlant,

Poison que le ventre distille,

La mène au delà des serments.

 

Régine

 

 

 

 

 

 

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Matinale pensée

 

 

Ce Matin je m’invite au levé du soleil,

La table est déjà mise, de rosée parsemée,

Un rayon vient d’éclore en aiguille de réveil,

Mes pensées en balade ne sont pas même chaussées.

 

Pieds nus  se dispersent, cueillent messages alentour,

Au dessus du  bois,  soudain prennent leur envole,

S’évaporent doux nuages, messagers troubadour

Une autre aube se lève par delà mon épaule,

 

En lumière taquine, vient frôler tes paupières,

Debout ! Sors des bras de Morphée, cueille le jour,

Ce matin je m’invite, dans ta vie passagère,

 

Juste un ion positif, porteur d’un peu d’amour,

Une minuscule poussière, une plume légère,

Une bulle de savon, le papillon dans ta cours.

 

 

 Regine

 

 

 

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15/06/2007

orage de printemps

 

L’orage déjà s’éloigne,

Dans son sillage,

Une tiède odeur de pluie,

Un doux parfum de terre,

Chargés de souvenirs,

Ceux des jeux d’enfants,

Le p’tit ruisseau,

Les bateaux de papier,

La tarte du goûté,

Les genoux écorchés.

L’orage encore revient,

L’air vibre,

Le soleil darde,

Hier n’existe plus,

Le tonnerre gronde au loin,

Les lavandes s’ébrouent,

La fraîcheur tarde trop,

La moiteur nous étreint,

La foudre a frappé fort.

 

Régine

 

22:42 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

insomnie

 

La nuit fut longue, les fantômes s’endorment et le jour se lève,

Les ombres font places aux lueurs de l’aube, encore une trêve,

 

Les rêves s’effilochent, petits nuages roses dans le matin clair,

Un restant d’orage accroché aux branches vibre encore dans l’air.

 

La nuit fut longue, presqu’une attente, rien au bout,

Rien qui n’éclaire le sanctuaire de ma mémoire, moi debout,

 

Et je brûle.  

 

Régine

22:11 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Cérébrale poète

 

 

Empêtré dans ses mots, 

            Un peu comme un enfant, 

                Dans ses lacets défaits.. 

                         Ils sont bien plus qu'un

                                                    geste,

                   Ils sont la joue qu'on caresse,

             La main qu'on étreint, 

      Le coeur qu'on blesse, 

L'amour qui se donne.

  

Regarde moi..

                       J'ai un lacet défait,  

               Les cheveux en bataille,

          Et ce regard d'enfant,

   Ne me fais pas de mal.

 

Régine

19:51 Écrit par r dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

solitaire poète

 

 

 

Savoir les mots,

Oser ceux, déchirant,

Sombres, les mots de nuit,

Douloureux comme mon âme un soir de grand vent,

Les mots confondus, mêlés,

Sur nos lèvres soudées,

Des mots tendres et tristes,

Comme l’amour voilé d’un linceul d’exigences,

Des mots brûlant comme mon ventre,

Quand ta bouche effleure mes pétales meurtris.

J’aimerais tant,

Le temps d’un vol,

Etre,

Cet aigle au dessus des plaines Kasaques,

Troublées par le seul galop des chevaux,

Au loin fugitif mirage,

La vallée des larmes.

 

Régine H

 

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