01/07/2007

Ma main sur une rêve

 

 

Une sensation de pied perdre, ou de perdre pied,

C’est selon, comme vous ressentez, a vous d’apprécier.

Tout semble se dissoudre, ou un peu comme sur un lac gelé,

La glace se fissure, rien à quoi s’accrocher,

Le salut serait dans la fuite, qui somme toute est inutile,

Au fond vous savez qu’il est trop tard, lutter futile,

Mais toujours cet instinct qui veut cous sauver,

Il pense survie, alors que déjà défile le passé

Sous vos yeux ébahis. Pour se perdre toute une vie,

Quelques minutes seulement pour plonger vers l’oubli.

Si vous entrez dans ce texte, faites le sans bruit,

Vous êtes chez moi, un peu en moi et il fait nuit,

Je n’suis pas là, la porte est ouverte vous entrez,

Le canapé est accueillant, un livre a votre portée,

Et puis vous commencez à perdre a pied,

Comme au début du texte la glace s’est fissurée,

Les contours s’estompent, votre main j’ai saisi,

J’ai un peu tardé, vous vous êtes assoupis,

Les contours changent, la main est amie,

Le printemps est sur le lac, un rêve d’Italie,

Les oiseaux lyre, une barque et des fleurs,

vous souriez, vous souvenez du bonheur,

Lago Maggiore un soir d’été,

Et vos peurs oubliées.

Régine

11:16 Écrit par r dans poésie amour | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |